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Un peu de généalogie, un peu d'histoire, le destin remarquable de personnes plus ou moins connues, un peu d'architecture médiévale, quelques recettes venues du passé, des photos anciennes et enfin quelques citations, le reflet d'une sagesse qui devrait nous accompagner tous les jours...

Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence.


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Reprenons cet article écrit il y a quatre ans pour une mise à jour nécessaire, nos connaissances sur les de Saint-Nicolas ayant évolué. Les plus anciennes traces avérées de l'existence des de Saint Nicolas datent du XIVe siècle. Très exactement en 1327, où il est dit que Jehan de Saint Nicolas était écuyer et tenait le fief de Saint Nicolas-des-bois (dans la Manche) par demi-fief de haubert. Jehan était écuyer et ses armoiries pourraient être celles-ci.

 

En terme héraldique, on dit qu'elles sont d'argent à croix de gueules chargée de cinq coquilles.


Argent pour la couleur blanche, gueule pour la couleur rouge-émail, quant aux cinq coquilles, elles font référence aux coquilles Saint-Jacques qui étaient l'emblème, le signe de reconnaissance des pélerins qui allaient en pélerinage à Saint-Jacques de Compostelle. La symbolique de la couleur rouge (gueule) est le désir de servir sa patrie, l'amour. La planète associée est Mars et la pierre le rubis. La symbolique de l'argent est la sagesse, la richesse. La planète associée est la lune, la pierre la perle.

 

Pourquoi ces lointains ancêtres avaient-ils choisi ce blason ? La tradition veut que ces armes étaient celles de la famille, mais il n'a pas été trouvé de confirmation dans la littérature héraldique. Il faut aussi dire que c'était une noblesse locale qui a perdu ses droits au XVIIe siècle. Il faudrait donc trouver un armorial normand antérieur à cette période, afin de confirmer tout ceci.

 

Une chose est sûre, ces armoiries ont été utilisées par plusieurs familles nobles.  Selon l’encyclopédie théologique, ces armes appartiendraient à la famille Cothonier (Champagne), ou encore selon l’armorial universel, à la famille Hauteclocque en Artois, ou encore selon La nouvelle méthode raisonnée du blason ou de l’art héraldique, à la famille d’Hangest de Picardie… Pour ces familles, il s'agissait de coquilles d'or. En ce qui concerne les de Saint-Nicolas, on ignore si ce sont des coquilles d'or, d'argent ou de sable.

 

Comme on peut le constater, il faut rester très prudent quant au blason de la famille de Saint-Nicolas. Il faut continuer les recherches...

 




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Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.


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Le grand-père de Guillaume de Saint-Nicolas, capitaine du Hommet, était Fouquet de Saint-Nicolas. Il est né vers 1345 et se trouve cité plusieurs fois dans les écrits de son époque.


En 1379, il est cité comme écuyer ainsi que six autres : Morant de Reniers, Jehan le Breton, Jehan de Sillans, Jehan de Perfent-Ru, Colin de la Chambre et Guillon de Periach. Ce sont les écuyers de Guillaume Painel, chevalier banneret, seigneur de Hambye (issu d'une lignée de chevaliers valeureux s'étant illustrés lors des croisades, et ayant fait bâtir l'abbaye de Hambye dans le Cotentin). Ce texte énumère les participants à une montre (sorte de revue, ici des chevaliers bretons et normands) qui s'est déroulée à Avranches, le 22 juillet 1379.*


chevalier-1-copie-1.jpg

 

En 1394 (le 2 septembre), Fouquet rendait aveu du fief de Saint-Nicolas.

Le texte dit :

« Aveu par Fouquet de St Nicolas, escuier, paroissien de St Nicolas, pour son ½ fief de St Nicolas-du-Boys-Bauldouyn, ½ de haubert, ayant manoir, coulombier, moulin et domaine en la Vicomté d'Avranches, tant audit St Nicolas qu'en Tirepied et lieux voisins, valant environ 40 livres de revenus chacun an, et devant pour ce un homme armé pour aider à garder la porte Baudange d'Avranches, en temps de guerre. »**


A noter que l'on trouve l'écriture « St Nicolas-du-Bois-Baudouin », « St Nicolas-des-Bois » etc. Toutes désignaient le même lieu.


De plus il bénéficiait des revenus d'une franche vavassorerie, en Brécey (dépendant de la sergenterie Roussel), d'un rapport de 6 livres 14 sols.***

 

Comme on peut le remarquer, toutes ces possessions ne font pas un revenu extraordinaire, malgré tout. Ce qui explique sans doute que Fouquet de Saint-Nicolas n'ait pu accéder au rang de chevalier. Les terres et les revenus, bien plus que la bravoure au combat étaient essentiels à l'obtention de ce titre.


A la lecture de ces textes anciens, on se rend compte que les de Saint-Nicolas, écuyers, ont souvent été liés à la famille de Hambye. Michel de Saint-Nicolas (dont la parenté avec Fouquet n'est pas encore établie) était écuyer aux cotés de Guillaume Painel, jeune et encore simple écuyer en 1369. En 1378, ce dernier devenu entre-temps chevalier banneret, avait pour compagnon d'armes Fouquet de Saint-Nicolas. Guillaume Painel, sieur de Hambye (cité par ailleurs dans le texte sur la reddition du Hommet, négociée par Guillaume de Saint-Nicolas) mourut en 1402. Ainsi, Michel, Fouquet et peut-être Guillaume de Saint-Nicolas se sont battus aux côtés du chevalier de Hambye.

 

C'est à peu près tous les éléments à notre connaissance, en ce qui concerne Fouquet de Saint-Nicolas.

 



chevalier0


Biblio :

* Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne : tirés des archives de cette province, de celles de France et d'Angleterre, des recueils de plusieurs savants antiquaires, et mis en ordre, par Dom Hyacinthe Morice


** La revue du département de la Manche – Tome 3 – 1961 fascicule 9 de janvier – par J. Durand de Saint-Front : Aveux du Cotentin sous les rois Charles V et Charles VI


*** Annales civiles, militaires et généalogiques du Pays d'Avranches ou de toute la Basse-Normandie de Jean Jacques Desroches


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Les vérités que l'on aime le moins apprendre sont celles que l'on a le plus intérêt à savoir.


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